(CAT) Le Plan d’Action de la société civile euro-méditerrannéene pour la prévention de l’extrémisme violent

POUR QUOI C’EST NECESSAIRE LE PLAN D’ACTION?

Les politiques et les mesures adoptées jusqu’à présent par les pays euro-méditerranéens dans la lutte contre le terrorisme, une approche strictement sécuritaire, non seulement n’ont pas atténué l’extrémisme violent, mais l’ont empiré. Par conséquent, nous pensons que qu’il est nécessaire que la société civile engagée dans la promotion des droits humains et le renforcement de la paix se dote d’un accord régional et transnational propre avec un double objectif : (1) intégrer la prévention de l’extrémisme violent dans notre tâche en tant qu’agents de consolidation de la paix et de la transformation démocratique. (2) Remettre en cause le paradigme dominant actuel de la lutte contre l’extrémisme violent en offrant une alternative pour faire face à ce fléau sur la base des valeurs de la société civile, qui sont la tolérance, le plein respect des droits humains et la construction de sociétés plus ouvertes, pluralistes, démocratiques et équitables.

CONTENU DU PLAN D’ACTION

 Les organisateurs de la structure de la conférence ont proposé un plan d’action en cinq sections :
– Une première partie constituée d’une introduction sur la raison d’être du Plan d’action et l’importance de la société civile dans la prévention de l’extrémisme violent
– Une deuxième partie qui mette l’accent sur la nécessité d’adopter une définition commune de termes tels que « radicalisation violente », « extrémisme violent » et « terrorisme ». L’un des points faibles du Plan d’action des Nations Unies est le manque de définitions et de distinctions entre ces termes, ce qui favorise l’amalgame de concepts
– Une troisième partie centrée sur la définition des causes et vecteurs de l’extrémisme violent. Cette section est essentielle dans l’approfondissement des causes de la radicalisation violente afin de donner une réponse préventive et s’attaquer au contexte et inégalités qui permettent l’émergence de ce phénomène.
– Une quatrième partie portant sur l’impact actuel de l’extrémisme violent dans la région euro-méditerranéenne en termes de paix et de sécurité, développement durable, respect des droits humains et Etat de droit.
– Une cinquième et dernière partie contenant un programme d’action proposé par les organisations de la société civile. Ce bloc a pour but de fournir non seulement une proposition en termes d’impact sur les politiques publiques déployées jusqu’à présent par nos gouvernements, mais aussi la création d’un agenda positif sur les contributions possibles que la société civile peut faire dans divers secteurs (la bonne gouvernance le respect des droits humains et l’Etat de droit, la justice de genre, de la jeunesse et de l’éducation, la résilience des communautés et le rôle des médias). Enfin, nous voulons inclure la proposition de créer l’Observatoire pour la Prévention de l’Extrémisme Violent (OPEV) pour articuler l’action de la plateforme d’entités signataires du Plan d’action pour sa mise en œuvre effective.

Pour télécharger le Plan d’action proposé qui sera débattu et modifié les 28 et 29 janvier, cliquez ici.

PROCESSUS D’ELABORATION DU PLAN D’ACTION

L’élaboration et l’adoption du plan d’action se fera à travers un processus consultatif et participatif avec les organisations qui assistent à la Conférence les 28 et 29 janvier prochains (Francesca Bonnemaison, Carrer Sant Pere Més Baix, 7). Le groupe moteur de la conférence, composé de 15 organisations parmi les trois principales zones de la région (Afrique du Nord, Moyen-Orient et Europe) ont terminé un premier projet de document qui sera modifié pour incorporer les conclusions des discussions qui se tiendront le 28 janvier. Le dimanche 29 janvier aura lieu une session ouverte uniquement aux organisations de la société civile pour discuter et valider le Plan d’action dans le but de combiner la transparence et l’efficacité dans le processus de délibération. La principale force de ce plan doit se baser sur la participation de toutes les entités signataires dans sa rédaction, tout comme l’adhésion de plus d’une centaine d’organisations travaillant sur le renforcement de la paix et la promotion des droits humains dans la région euro-méditerranéenne.

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